Description
Par (auteur) Levesque, Luc
:
Intervalle d’espace ou de temps, l’interstitiel oscille entre connexion et disjonction, s’ouvrant sur un champ polymorphe qui relève autant de la relation et de la brèche que du brouillage. Peter Eisenman, figure incontournable de l’architecture contemporaine, est sans doute l’un de ceux qui se sont le plus engagés dans l’exploration à la fois théorique et projectuelle de la condition interstitielle.
Luc Lévesque nous propose une traversée de l’univers eisenmanien de 1963 à la fin des années 1980, de l’exigeante abstraction des Houses, microcosmes expérimentaux cherchant à mettre en œuvre les dimensions conceptuelles de la forme architecturale, aux investigations urbaines de Venise, Berlin ou Columbus, recomposant les strates multiples d’une archéologie territoriale entre réalité et fiction. De ce parcours ressort une même quête marquant de manière persistante la trajectoire de l’architecte américain, celle d’ouvrir des passages vers d’autres réalités potentielles, de signaler les nuées de virtualités qui enveloppent l’architecture et les sites.
En suscitant ainsi une attention particulière à l’égard de ce qui nous entoure et en faisant surgir des brèches et de l’espacement au sein de l’apparemment connu, l’approche d’Eisenman suggère des pistes inédites pour renouveler l’imagination de l’environnement contemporain, quelque part entre lieu et non-lieu.
Primary cover copy:
Intervalle d’espace ou de temps, l’interstitiel oscille entre connexion et disjonction, s’ouvrant sur un champ polymorphe qui relève autant de la relation et de la brèche que du brouillage. Peter Eisenman, figure incontournable de l’architecture contemporaine, est sans doute l’un de ceux qui se sont le plus engagés dans l’exploration à la fois théorique et projectuelle de la condition interstitielle.
Luc Lévesque nous propose une traversée de l’univers eisenmanien de 1963 à la fin des années 1980, de l’exigeante abstraction des Houses, microcosmes expérimentaux cherchant à mettre en oeuvre les dimensions conceptuelles de la forme architecturale, aux investigations urbaines de Venise, Berlin ou Columbus, recomposant les strates multiples d’une archéologie territoriale entre réalité et fiction. De ce parcours ressort une même quête marquant de manière persistante la trajectoire de l’architecte américain, celle d’ouvrir des passages vers d’autres réalités potentielles, de signaler les nuées de virtualités qui enveloppent l’architecture et les sites.
En suscitant ainsi une attention particulière à l’égard de ce qui nous entoure et en faisant surgir des brèches et de l’espacement au sein de l’apparemment connu, l’approche d’Eisenman suggère des pistes inédites pour renouveler l’imagination de l’environnement contemporain, quelque part entre lieu et non-lieu.
Biographical note:
Luc Lévesque est architecte, professeur en histoire et théorie des pratiques architecturales à l’Université Laval (Québec). Professeur et chercheur invité dans diverses universités (dont le Politecnico de Milan, la GSD de Harvard ou l’Université d’État d”Haïti), il a publié dans plusieurs revues internationales, de même que dans des livres d’éditeurs scientifiques reconnus (Ashgate/Routledge, Springer, Éditions Multimondes, etc.). En 2000, il participe à la création de l’atelier SYN-, au sein duquel il a réalisé une série de recherches et d’interventions urbaines menées en Amérique, en Europe et en Afrique. Cofondateur en 2012 du Laboratoire interuniversitaire insertio, il est membre depuis 1992 du comité de rédaction de la revue d’art actuel Inter (Québec). En architecture, il a collaboré avec divers bureaux, dont ceux de Peter Eisenman et de Rem Koolhaas/OMA.






Reviews
There are no reviews yet.